Habiter le numérique

Université de Paris Ouest Nanterre (Salle D201, bâtiment D, 2ième étage),

le 19 décembre 2014

organisée par Henri Desbois, LAVUE, équipe Réseaux Savoirs et Territoires

 

Le projet de recherche de l’université de Paris Lumière (Université Paris Ouest Nanterre La Défense - Université Paris 8  - Collège international de philosophie), sur « L'humain en sciences humaines et sociales, humanités et philosophie », qui aborde de manière interdisciplinaire la question de l’humain à la fois à travers les mutations du Monde contemporain et à la lumière des interrogations épistémologiques actuelles, comporte un volet traitant des questions liées au numérique. La diffusion rapide des techniques numériques a si profondément affecté presque tous les aspects des activités humaines qu’il ne semble pas excessif d’affirmer que nous assistons à une mutation anthropologique. Une dimension importante de la condition humaine concerne la façon dont nous prenons place dans l’espace géographique. Or, non seulement dans les villes du Nord hyper-connectées, mais même dans le Sud global conquis par les smartphones, l’espace est saturé, modifié, déformé par les techniques numériques qui altèrent le comportement des corps, influencent les mouvements de la vie intérieure, et gouvernent les interactions de l’être social. A quels ajustements de notre humanité avons-nous consenti pour nous accommoder à la colonisation de notre environnement public et privé par le numérique ?

Depuis une quinzaine d’années, des travaux universitaires se sont intéressé aux conséquences sociales, politiques, culturelles et philosophiques de ces transformations (par exemple, Thrift et French, 2002, Kitchin et Dodge, 2011). Le thème, cependant, est encore relativement marginal dans la recherche francophone.

La journée d’étude « Habiter le numérique ; quelle place pour l’humain dans la ville de l’informatique ambiante ? », propose de faire dialoguer des chercheurs intéressés par les thèmes des transformations de l’espace par les techniques numériques. Ces questions peuvent être abordées à la fois sous l’angle théorique et pas des études empiriques.

 

Références :

Thrift, Nigel, French, Shaun, « The automatic production of space », Transactions of the Institute of British Geographers, NS 27, p. 309-335, 2002.

Kitchin, Rob, Dodge, Martin, Code/Space, Software and everyday life, The MIT Press, Boston, 2011.

 

 

 

Programme

9h15Guillaume Faburel, géographie et urbanisme, Lyon 2 :

 Les habitants, les savoirs de l'habiter et la participation à l’ère numérique

 

10h15Pierre-Antoine Chardel, philosophe, Télécom Sud Paris :

 Politiques sécuritaires et surveillance généralisée. Pour une « herméneutique critique » à l’ère numérique

 

11h30Marion Roussel, architecte, ENSA Paris La Villette :

 Des imaginaires du devenir de l’homme dans l’architecture numérique.

 Un flirt avec le post- et le transhumain.

 

13h45Claire Larsonneur, angliciste, maître de conférences, EA1569, Paris 8 :

Corps et villes 3.0

 

14h45Eric Guichard, philosophie, Ciph, Equipe Réseaux Savoirs et Territoires (ENS) :

Locataires et propriétaires du numérique

 

16hClarisse Herrenschmidt, Equipe Réseaux Savoirs et Territoires (ENS) :

 Le numérique : un monde humain?

 

17hThierry Joliveau, géographe, Université Jean Monnet :

Géoweb et spatialité.