Présences dans l'activité, présences de l'activité

Projet d'Albert Piette,

Anthropologue, Professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre, Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative

et d'Isabelle Rivoal,

Anthropologue, Chargée de recherches au CNRS, Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative

 

 

Ce projet, porté par Albert Piette et Isabelle Rivoal, a pour but d’observer et d’analyser la manière dont les êtres humains sont présents dans leurs activités de travail, mais aussi comment des activités que l’on choisira a priori comme particulièrement engagées restent présentes en dehors des temps de travail.  Il s’agira d’abord d’identifier des activités dont les modalités d’engagement sont fortes : soit dans l’attention demandée aux autres (instituteur, personnel médical), soit dans la condition d’alerte que le métier suppose (gendarme mobile, pompier), soit dans la focalisation sur le résultat attendu de l’activité (sportif de haut niveau, artiste virtuose). Le principe est d’observer très minutieusement les degrés d’intensité dans l’activité au moment de son effectuation et en dehors de celles-ci, par exemple dans des espaces domestiques. L’observation portera ainsi sur les formes de parcimonie cognitive, la description des émotions, des modalités de concentration et de distraction ou de relâchement dans l’activité et les manières dont celle-ci perdure dans les présences hors travail. A partir du suivi d’individus (plusieurs si possible par activité) dans l’espace de travail et en dehors de celui-ci, le travail empirique se réalisera  sur le mode ethnographique et par des mesures d’intensité. Des indicateurs seront trouvés à cet effet, repérables par l’observation ou par l’explicitation des sentiments et des vécus.

 

Comme point de départ et objet possible de discussions : cf. Albert PIETTE, Au coeur de l'activité, au plus près de la présence, Réseaux. Communication-Technologie-Société, novembre-décembre 2013, pp. 57-88.